Résilience alimentaire

Publié jeudi 15 avril 2021

La ville de Bordeaux souhaite encourager une agriculture et un système alimentaire beaucoup moins dépendants des énergies fossiles, en relocalisant la production agricole, en encourageant les circuits courts et en développant les productions agricoles diversifiées (petites fermes familiales) de la ceinture maraichère et des territoires environnants. La municipalité souhaite accélérer la mise en réseau de tous les acteurs afin de pouvoir enclencher de nouveaux projets et coopérations à l'échelle locale et lancer une dynamique sur l'ensemble des quartiers de la ville
acteurs
de la résilience alimentaire

Qu'est-ce que la résilience alimentaire ?

La résilience, c'est pouvoir absorber un choc, s'en remettre. La résilience alimentaire vise à anticiper les changements à venir pour être en capacité de se nourrir dans les prochaines décennies, malgré les perturbations annoncées (tempêtes, sècheresses, pandémies, crises). L'évolution rapide du contexte climatique et écologique nécessite une action politique à la hauteur des enjeux. Les essences choisies s'inscrivent dans un objectif de renaturation écologique, avec des espèces adaptées aux conditions de sol à faible rétention d'eau, avec des risques marqués de stress hydrique pour les végétaux. Le sol sera amélioré par une épaisse couche de mulch de feuillus sur le dessus. Aucun apport de terre ne sera réalisé afin d'économiser les ressources et valoriser les sols présents. Les interventions d'entretien seront réduites : un peu d'irrigation pour aider l'implantation des arbres les premières années, puis la micro-forêt évoluera naturellement.

Une prise de conscience forte des habitants durant la crise Covid
Cette volonté vient rencontrer celle des Bordelaises et Bordelais dont la crise sanitaire a modifié les habitudes alimentaires. En Nouvelle Aquitaine, le nombre de consommateurs de produits bio a progressé de 12% en 2020. Motivation principale :
préservation de la santé (58%) et de l'environnement (51%). Nous cuisinons davantage, achetons plus de produits frais, de saison, consommons plus local et évitons le gaspillage alimentaire (Source : Agence bio).
Cette tendance concerne toutes les classes sociales malgré le principal frein qui reste le prix. Cette volonté de mieux manger se heurte néanmoins à la fracture sociale. 29% des Français ont des difficultés financières pour consommer des fruits et légumes frais tous les jours (+2points par rapport à 2018), et 23% pour se procurer une alimentation saine leur permettant de faire 3 repas par jour.

Reconnecter les Bordelais à nos producteurs locaux en circuits courts
La volonté à Bordeaux ? Créer une communauté intergénérationnelle rassemblée autour des maraichères et maraichers, le plaisir de manger local et l'engagement communautaire, pour une ville résiliente, soudée, bien nourrie et en bonne santé.

Les conseils alimentaires de quartier

Ces conseils alimentaires de quartier vont permettre aux habitants de chaque quartier de se rassembler autour de la question d'une alimentation locale et de qualité pour tous, d'échanger, de débattre sur des sujets comme la sécurité sociale alimentaire, l'autonomie alimentaire, les saveurs locales, l'alimentation végétale, les circuits courts, la santé par l'alimentation, mais aussi se mettre en lien pour mener des projets en commun. Ils permettront également d'informer les habitants sur les associations, les structures existantes et les projets en cours dans leur quartier.
L'objectif est d'insuffler une véritable dynamique mais aussi de créer du lien entre les habitants sur des projets qui ont du sens.

La résilience alimentaire en chiffres

  • 100 000€ de budget en 2021
  • 8 conseils alimentaires de quartier
  • 4 hectares de terres maraichères au Haillan
  • 140 arbres et près de 300 arbustes plantés dans les parcs et jardins de la ville
  • Rappel : 1,8% d'autonomie alimentaire de la métropole bordelaise au début de la nouvelle mandature 2020
  • 100 variétés de fruits différentes
    • Jardin Public : 20 arbres et 40 arbustes fruitiers
    • Jardin des lumières : 48 arbres pommiers ou poiriers en verrier, plus de 100 arbustes fruitiers (myrtilles, cassis, groseilles)
    • Parc Bordelais (une partie du parc Cerey et le potager) : 22 arbres fruitiers hautes tiges (cerisiers, pommiers, poiriers, pruniers), 100 arbustes ou petits fruits (groseilliers, cassissiers principalement)
    • Grand Parc : plantation prévue de 50 arbres fruitiers, et une centaine d'arbustes
Bordeaux grandeur Nature